La sexualité , plus de tabou ?

 

A l’heure des textos et des sextos la sexualité est-elle, pour autant un sujet facile à aborder , y
compris en couple ? Pas si sûr …


Les premières rencontres érotiques se font de plus en plus par internet , les mots , les images
peuvent vous emmener sur des rivages fantasmatiques. Le désir est éveillé et la distance (virtualité
des échanges) permet de se lâcher, d’oser. Mais lorsque l’on est confronté à la « vraie » rencontre, il
peut y avoir déception. Comment faire coïncider ses désirs, ses envies à ceux de l’autre et déjà
« oser les dire »


L’hyper sexualisation du discours fait naître beaucoup d’inquiétudes et notamment d’interrogations
sur sa propre « normalité », ou « performance » prétendue à atteindre. La pornographie semble
vouloir donner un « mode d’emploi ».


Avec la sexualité, nous sommes au cœur de l’intime de chacun, aussi tout ce qui va en être dit à
l’autre peut être vite vécu comme une attaque, un reproche. Souvent nous n’osons pas dire un désir
nouveau de peur de n’être pas accueilli-e mais au contraire, rejeté-e . Il va être donc très important
de parler de SOI , de son évolution face à ses désirs, envies, afin que l’autre ne se sente pas remis en
question dans ses compétences, dans sa façon d’aimer.


Y a-t-il de la honte à parler de sexualité dans votre couple ? mais qu’en a dit notre éducation ?


La Relation sexuelle porte en elle une forme d’agressivité, d’animalité , pourquoi faudrait-il la nier ?
La psychanalyse nous dit : «  l’enjeu de la sexualité, dans la durée est de vivre une certaine
agressivité, mesurée, (d’autant que cette notion est très subjective), face à la tendresse qui s’installe
et menace d’amoindrir le désir.


Qu’en est-il de l’orgasme ? : « C’est quand l’aller et retour entre soi et l’autre commence par soi-
même , quand chacun accepte de s’occuper de lui-même qu’il est au rendez-vous » nous dit la
psychanalyste et sexologue Catherine Blanc.


Les femmes ont longtemps verrouillé leur désir , il leur était surtout demandé d’êtres bonne épouse
et mère, plus qu’amante ! Les choses changent et évoluent heureusement.


Mais nous évoquons régulièrement en conseil conjugal la difficulté des couples... Le plus grand enjeu
pour s’inscrire dans une durée est de faire avec la différence de chacun de nous. Notamment sur le
plan de la sexualité ! Je vous partage la très belle analyse de John Gray (auteur des Hommes viennent
de Mars et les Femmes de Venus) : pour se sentir aimés les Hommes ont besoin de relations
sexuelles, pour avoir des relations sexuelles, les Femmes ont besoin de se sentir aimées.

A méditer...

La conseillère conjugale et familiale peut vous aider à formuler, à exprimer vos besoins pour une meilleure qualité de vie ensemble.

 

 

 
Le couple à l'épreuve du confinement

 

Nous vivons tous depuis plusieurs semaines une épreuve singulière.

​Rester ensemble, en famille ou à deux, toute la journée sous le même toit, sans pouvoir (trop) sortir.

Cette cohabitation forcée met à jour nos dysfonctionnements, notre façon d’être en lien sous l’effet loupe de la promiscuité.

Sommes-nous bien l’un avec l’autre ? Heureux d’être ensemble ? Ou bien avons-nous « mis sous le tapis » des manques, des non-dits, des colères depuis quelques années ?

L’amour évolue : à la passion du début où tout nous paraissait simple, joyeux et limpide, la volonté d’aimer dans la durée a pris le pas. Et ce n’est pas si simple d’accepter cette évolution normale de nos sentiments vis-à-vis de l’autre. Trop d’images idylliques du couple sont véhiculées par les médias et font beaucoup de mal.

L’arrivée des enfants change aussi nos rythmes de vie. De nouvelles problématiques apparaissent concernant l’éducation, les besoins de chacun…

Trouver son équilibre de vie n’est pas simple. Savoir exprimer ses besoins. D’abord pour soi. Besoins physiques (prendre soin de sa santé, de son corps), besoins psychologiques (exprimer ses émotions, équilibre travail/vie sociale/vie familiale/couple…), besoins spirituels (sa vie intérieure, lire, méditer, prier…). Ensuite les partager avec son conjoint pour une communication en vérité et trouver ensemble des stratégies pour les mettre en œuvre.

Notre couple confiné va peut-être trouver sa vitesse de croisière et apprécier d’avoir enfin du temps à passer ensemble. Ou bien au contraire trouver difficile cette cohabitation dans la durée.

Notre mode de vie est important : la présence des enfants peut soit faire écran, en polarisant l’attention sur eux, soir cristalliser les énervements en les faisant travailler par exemple.

La notion du lieu de vie et de l’espace est déterminant: être confiné à deux, et avec des enfants dans un petit appartement de centre-ville n’est pas la même chose d’être dans une grande maison avec un jardin…

Maintenir la cohésion conjugale et familiale dans cette période de confinement reste une priorité.

 

Pour cela, il me parait judicieux en cas de colère ou d’agacement, de pouvoir faire une coupure psychologique ou physique en s’isolant dans une autre pièce quelques heures dans la journée pour se reposer, travailler, rêver, cultiver son jardin secret mis à rude épreuve en ce moment… Des break salutaires.

Une autre astuce assez efficace pour évacuer stress et anxiété: écrire.

Mettre sur le papier ce qui nous agace, ce qui nous frustre est un excellent exutoire pour le vécu du présent.

Pour gérer les angoisses et les peurs de l’autre, l’important est de pouvoir se relayer.

 

Dans le couple, on est rarement angoissé par les mêmes choses au même moment.

Et si pour s’apaiser on faisait l’amour ?

Selon un sondage de « L’Obs », seuls 8% des français s’y adonnerait davantage depuis le confinement. Le sexe a certes un effet anti-stress, seulement faut-il en avoir envie… Et anxiété et libido ne font pas bon ménage !...

Pour le psychiatre Bernard Geberowicz auteur des « 7 vertus du couple » (éd. Odile Jacob), « Pour beaucoup l’issue va dépendre de la capacité de chacun à être autonome, à trouver son espace personnel. Il faut savoir formuler son besoin de solitude sans que l’autre se sente rejeté. »

La conseillère conjugale et familiale peut vous aider à formuler, à exprimer vos besoins pour une meilleure qualité de vie ensemble.

 

 

Et la manipulation ?

 

« Moi , j’aime me laisser manipuler » nous témoigne Marina Foïs dans « psychologies magazine » (N°178)

 

Cette phrase peut surprendre à l’heure ou l’on ne parle que des « pervers narcissiques » et des manipulateurs en tous genres.

Mais de quoi parle-t-on : des manipulations du quotidien ? : celles que chacun/e de nous connait bien lorsque l’on veut convaincre l’autre du bien-fondé de son idée, celles qui veulent rallier l’autre à son projet , ou des manipulations pathologiques qui elles, visent à dominer, humilier, rabaisser l’autre.

Le manipulateur « pathologique » cherche à vous isoler, se nourrit de vos qualités tout en vous dénigrant, à toujours raison et retourne les situations par une argumentation imparable, font pression par du harcèlement et n’ont aucune empathie. (liste non exhaustive !)

Eiguer nous dit : « les manipulateurs vident les autres de leur énergie, cultive un niveau d’insécurité affective en faisant vivre le chaud et le froid, y compris faisant incomber à sa proie la responsabilité de l’éloignement si vous tentez de lui échapper. Il ne faut pas s’y tromper le manipulateur vous fait croire que vous êtes dépendant de lui, alors qu’il est lui-même totalement dépendant»

Vous l’aurez compris : comme un clown n’existe que parce qu’il a du public, le manipulateur lui ne peut exister que s’il a un manipulé en face. C’est donc, là aussi une histoire de couple ! (pas de « manipulateur » sans « manipulé »)

La question importante à se poser lorsque l’on est face à un manipulateur qui donc exerce une « emprise » et que l’on en a conscience, « qu’est-ce qui me rend vulnérable » , par quelle phrase, ou geste , je me fais rattraper pour en arriver dire à dire

« oui » alors que j’ai profondément envie de dire « non ».

 

Je vous donne quelques pistes :

- Ma bonne éducation , qui ne m’a pas appris à respecter ce que je pense vraiment et à le dire. (ça ne se dit pas…)

- Ma peur de perdre une étiquette valorisante pour moi « toi qui est si serviable, généreux-se, ouvert-e, accueillant-e etc… » et de risquer de passer pour égoïste, étroit-e d’esprit, intolérant-e etc…

Marina Foïs termine d’ailleurs son entretien par : « peut-être que je ne crains pas la manipulation parce que , sachant à peu près qui je suis, je ne crains pas de me perdre ».

Le travail personnel permet d’identifier que l’on est face à un manipulateur pathologique et aide à comprendre le mécanisme qui me lie à cette personne, afin de mieux comprendre « qui je suis », ce travail peut se faire avec une Conseillère Conjugale et Familiale.

Nous vous aidons à comprendre comment se tissent les liens pour renouer le dialogue, dépasser des situations conflictuelles, retrouver l’estime de soi.

 
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